Séventies 7

Publié le par rava alava

               Les années Séventies...Suite 7                                    

                          Le retour…

                                            

Mes parents m’ont prêté une dépendance pour y aménager mon atelier. Le seul moyen relativement efficace pour chauffer cet endroit était le poêle à charbon, car sous les toits, même bien isolé c’est pas si évident que ça.

C’est dans ce petit local que je me suis plongé dans la peinture et le dessin. Je restais de longues périodes sans sortir, je bossais comme une bête. Et puis les problèmes de santé ont déboulé….Je ne vais pas m’étendre là dessus, mais juste une période. Elle  a commencé par une crise de cystite…

Moi qui pensais que c’était réservé aux femmes….Il faut vraiment connaître ça pour comprendre ce que c’est, surtout que cette saloperie a duré un an, jour et nuit. Des brûlures et envies de pisser en permanence  avec des crises très violentes qui me faisaient rouler par terre de douleurs. Je me levais six ou sept fois dans la nuit pour aller pisser, le jour c’était pareille, le tout accompagné de brûlures insupportables. Je devenais dingue, aucun médicament ne me soulageait et le toubib m’avait fait comprendre qu’il ne pouvait plus rien faire pour moi. Je me demande encore aujourd’hui comment j’ai pu résister à cet enfer. Je ne mangeais pratiquement plus et j’envisageais sérieusement le suicide jusqu’au jour ou ça c’est arrêté…D’un seul coup, en une fraction de seconde…Je restais debout en me disant que ça allait revenir, et bien non….Le soulagement incroyable….Je renaissais….Et là j’en ai profité un max, les sorties, les fêtes avec des potes peintres et musiciens, les cuites, (bon quelques pétards aussi…). A propos de pétards, comme un con j’ai essayé d’en faire pousser, mais à l’époque je n’étais pas très doué pour le jardinage….Je m’étais procuré une grosse bassine remplie de terre et planté les graines, les arrosais tous les jours à l’eau tiède, et ça poussait super, mais comme j’enfermais le truc dans un placard sans lumière, évidemment les plans sont monté et ont fini par crever….Nul le mec… De toute façon le shit n’a jamais été mon truc, je préférais tout ce qui bouste à fond, les amphétamines, l’acid, ça c’est de la dope qui arrache, tout le reste, ça endort…

C’est comme la musique, faut que ça dégage, que ça étripe….Putain je suis une vraie bête des fois, et puis paradoxalement j’aime bien aussi les trucs cools, je passe toujours d’une extrême à l’autre, le juste milieu c’est pas pour moi…

 A cette époque j’ai fait la connaissance d’une nana de 18 ans qui se faisait entretenir par un vieux friqué. Il lui payait son appart et tout ce qui allait avec. Ça me faisait marrer de voir tout ça, un lit circulaire qui occupait pratiquement toute la pièce, avec la stéréo incorporée et un bar, des flippers, baby-foot, chaîne stéréo, etc.…Et du fric à la pelle…

Bref, j’allais souvent la voir avec des bouteilles d’éthers (Ben oui… bon…Je vous l’ai déjà dit…on ne s’arrête pas aussi facilement), et là on snifait comme des dingues, (on prenait aussi du tétrachlorure de carbone…à consommer avec modération… (Je déconne)… à déconseiller aussi). Un jour, ou plutôt un soir, vers minuit, on se pointe avec un pote, bouteilles d’éther sous le bras, elle est seule, ont se snifs une bouteille chacun, et une fois bien arrachés, elle nous dit de partir car son mec doit venir…Merde il est une heure du mat, et on est complètement stones, en plein délire, on risque de se faire ramasser par les flics et en plus ça caille à mort dehors. Mais bon…On s’arrache à regret, et  dehors, je constate que non seulement je n’ai pas froid, mais au contraire, j’ai trop chaud…Et oui l’éther ça anesthésie…J’aurais pu me balader à poil en plein mois de Janvier, je ne ressentais absolument rien et mon pote pareille. Hilare, on part se réfugier dans un petit bistrot algérien, le seul truc repéré. Et là une dizaine de mecs nous regardent l’air étonné, car il faut dire qu’à l’époque les Français ne fréquentaient pas ce genre d’endroit. Mais ce qui les intriguait le plus étaitt notre air jovial et l’odeur que l’on trimbalait. C’est là que j’ai pris conscience qu’un type qui snif ce genre de produit en est imprégné au point que ça peu se sentir à cinq ou six mètres. Tout dépend de la quantité absorbé évidemment, mais surtout de la façon de le prendre, car quand je parle de snifer, je ne veux pas dire respirer le produit par le nez, car dans ce cas ça vous endort… mais le respirer par la bouche au travers d’un tissu très fin, là l’effet est inverse, ça bouste direct dans la tête… (Et les poumons en prennent une sacré claque)…. Je pense souvent à Eric Clapton

Qui s’étonne toujours d’être encore vivant avec toutes les drogues qu’il a pris…Ben moi aussi…A part l’héroine et l’essence, j’ai pas échappé à grand-chose, même le détachant vous savez celui de nos grands mères (et qui existe toujours sous le même nom). Avec ce truc j’ai même vu des choses bizarres, le paysage avait perdu ses couleurs, tout était gris et des espèces de bêtes s’approchaient de moi et essayaient de me toucher avec leurs pinces.

Un jour un toubib ma demandé comment se faisait-il que je n’étais pas en proie à des délires hallucinatoires….

A cette période je délirais pas mal et je n’avais plus conscience de l’interdit des substances au point de me balader en ville avec mon pétard à trois feuilles (ce qui n’est pas des plus discret). Au feux rouges je remarquais bien des gens rigoler, mais je ne comprenais pas pourquoi… C’est à cette période que j’ai rencontré mon premier…Flirt ?? Je ne sais pas comment on dis….Une eurasienne de 16 ans, j’en avait 27….J’étais en plein détournement de mineur, mais ça je n’en ai pris conscience que des années après. Pour moi elle avait mon age, elle fumait, et était d’une maturité incroyable, et plus en avance que je ne l’étais, surtout coté sexe, elle pouvait sortir avec plusieurs mecs en même temps. Ensemble on a traversé une période provoque. Le jeu consistait à repérer dans un café une table occupée par notre cible préférée.

L’idéal étant un couple de petits bourges coincés du cul, et là on s’arrangeait pour se placer le plus pres possible. Puis on se parlait à voies basses mais de façon à ce qu’ils puissent entendre. Bien sûr on parlait de cul, mais version outrancière, et gestes sous la table à l’appuis…Je sais c’est très con, mais on s’éclatait comme deux dingues

à voir la gueule outragée des frustrés, raides comme des piquets. On s’est même fait viré d’un café, mais on s’en foutait. Je n’aurais jamais pensé faire de telles choses, elle était mon double au féminin, aussi dingue que moi. Je l’ai fréquenté pendant un an, puis on s’est séparé….On s’entendait trop bien peut être…C’est lorsqu’elle ma quittée que j’ai réalisé que je n’avais jamais couché avec elle…ça vous épate hein ? C’est con, mais je n’y ai pas pensé….Faut le faire….Quel crétin…

J’ai appris plus tard qu’elle était devenue lesbienne…Certains diraient « J’espère que ça n’est pas à cause de moi », mais moi je dirais « J’espère que j’y suis pour quelque chose »…. Finalement peut être que Satan m’habite. (Je sais, elle est facile celle là).

…………………………….A suivre…

 

Publié dans Mes tranches de vies

Commenter cet article

nini 30/03/2005 22:54

j'ai demandé à Monépoux de te commander une télécommande à gueuzesses.
Mais je crois qu'ils sont en rupture, trop de demande lol

nini 23/03/2005 21:08

je te lis toujours avec délectation.
j'attends de lire le moment de ta métamorphose....