Entretien...

Publié le par alava

Entretien avec une cruche…

 

Elle est là, vautrée dans son fauteuil, sûr d’elle, prétentieuse,

un manche à balai dans le c … ?

Sous prétexte qu’elle était mariée à un dentiste, ses idées,

ne sont en fin de compte que ce qu’elle a entendu

de la bouche de son mari, un ramassis de poncifs réactionnaires

tels que l’on peut les entendre de la part du patronat.

La conversation démarre sur les acquis sociaux.

Elle : Les gens veulent tout, le beurre et l’argent du beurre !

Moi : Ils ne veulent pas tout, mais seulement garder ce pourquoi ils ont lutter !

Elle : Oui, mais ça ne peut pas durer éternellement ! La retraite !

La sécu ! Etc.…

et d’embrayer sur les fonctionnaires, ces fainéants…

Moi : Tu est bien contente de les trouver pour te livrer ton courrier,

même quand il pleut, le facteur vient jusqu’ici. (et il faut en vouloir).

Et tu en bénéficies aussi de ces acquis, la sécu, les congés payés, le chômage, etc…

(Je précise que cette personne se trouve régulièrement au chômage,

et vit de temps en temps de petits boulots et d’aide sociale).

Elle : On ferait mieux de diminuer les charges des entreprises,

c’est surtout ça qui fait que notre société va mal.

Moi : Tu ne crois pas que l’on devrait plutôt limiter les hauts salaires,

L’argent des entreprises n’est pas fait pour enrichir une poignée d’actionnaires et de dirigeants,

Mais pour faire marcher le système.

Je pense qu’il faudrait redéfinir la fonction des entreprises.

Les représentants du medef se croient propriétaires des entreprises

alors que ce sont les travailleurs qui les font marcher.

Des types qui s’octroient des salaires de plusieurs dizaines de millions ça n’est pas normal,

Ce sont des finances qui ne sont pas réinvesties.

Trouves tu normal que des entreprises qui engrangent des bénéfices reçoivent des subventions de l’état

et se permettent de débaucher leur personnel,

alors que dans le même temps ces mêmes dirigeants s’augmentent

de 250 pour cent.

Elle : (pas de réponse)

Elle : L’impôt sur la fortune empêche les entreprises de bien fonctionner et d’embaucher,

et puis les gens qui touchent des salaires élevés ne sont pas si nombreux.

Moi : Oui, mais c’est justement cette poignée d’individus

qui mènent la barque,

quant à l’impôt sur la fortune il coûte (parai t’il) plus cher administrativement que ce qu’il rapporte.

Au moment où j’écris ces lignes, dans l’émission d’Ardison, le frère de Frédérique Beigbeder (l’écrivaillon mondain) est confronté à Olivier Besancenot, un gauchiste face a un catho libéral.

La même avalanche de conneries délirantes sur les charges patronales etc…

Elle : L’état ne peut plus financer les retraites !

Moi : L’argent existe, mais ils n’osent pas y toucher,

car c’est en réalité le patronat qui tient les rênes de l’état !

L’argent n’est plus réinvesti, mais sert à l’enrichissement personnel !

C’est l’équivalent du budget de l’état qui est détourné chaque année !

Il existe un gâchis de l’argent du contribuable qui pourrait être évité !

Les hauts salaires de la télévision, l’armée, qui chaque année bousille des chars à l’entraînement.

(Un char représente l’équivalent d’un hôpital).

L’état lui-même donne l’exemple (le mauvais) en augmentant ses ministres de 70 pour cent.

Sous prétexte qu’en gagnant plus d’argent ils ne seront pas tentés

de piocher dans la caisse ! Tu parles !

Elle : (pas de réponse)

Moi : Les solutions existent, mais personne ne veut les appliquer.

Idem pour l’environnement. Toutes les solutions sont là,

à portée de main, mais voilà, le profit de quelques uns avant tout.

Tous nos équipements ménagers peuvent marcher en 12 volts.

On peut remplacer l’essence des voitures par d’autres moyens :

Hydrogène, air comprimé, électricité…

D’ici une vingtaine d’années il ne sera plus possible de se chauffer avec du fioul,

et dans le même temps l’industrie sort des grosses cylindrées diesel.

Tôt ou tard nous seront obligés de changer nos comportements,

et plus tôt que nous le pensons.

Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais de fonctionner différemment tout en gardant nos acquis et la même façon de vivre.

L’écologie ça n’est pas une régression, mais un fantastique bon en avant.

Un autre monde est possible.

Elle : (Pas de réponse) Elle préfère garder le silence faute d’argument,

je sens bien que je ne pourrais pas la convaincre.

Pourquoi les gens s’entêtent ils à foncer droit dans le mur ?

Pourquoi défend elle un milieu qui n’est pas le sien ?

Elle est contre tout ce dont elle bénéficie. Un vrai délire.

Elle me fait penser à une secrétaire qui me disait en me regardant droit dans les yeux : Je suis de droite !

Et je lui est rétorqué : Et ta paye aussi ? Socialement, es tu vraiment de droite ?

Même si tu te dis de droite, du point de vue social tu défends des valeurs contraires aux tiennes !

Imagine un instant que les luttes sociales n’aient pas existées…

Il n’y aurait à l’heure actuelle ni sécurité sociale,

ni congés payés, ni retraites.

Peut être un jour de repos, le Dimanche, mais Pas de vacances.

Et tu bosserais bien plus de quarante heures par semaines.

Et le salaire…Je ne t’en parle pas !

Alors ? Tu es toujours de droite ?

Là aussi pas de réponse.

Mais comment peut on être aussi…… ?

 

 

Publié dans En vrac...

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Flyingtoxin 10/07/2005 17:09

Tout ça c'est la faute aux profs : y sont censés élever le niveau de vigilance et d'esprit critique, mais ça, ça veut dire qu'il faudrait qu'ils acceptent de perdre un peu de leur pouvoir en classe et là , pas question ! résultat : t'obéis et pis c'est tout !
Qu'est ce que vous voulez que ça donne une fois adulte ? des moutons à la con !

Mina 23/06/2005 20:40

On aurait dit une responsable à mon boulot! une éspèce de sale conne qui croit tout connaitre parce que son mari (qui traine les bars pr jouer aux cartes) lui bourrine le crane avec ses conneries, du coup nous en héritons le lendemain!!

Bouh, ça m'énèrve ces gens là!

abadidon 23/06/2005 19:24

Oui, oui, je l'ai lu cet article et j'ai bien aimé. Alors voilà, je le dis... paske ce genre de situation, c'est tellement vrai.