Monsieur Sarkozy
Non Monsieur Sarkozy, je ne pourrais pas travailler plus pour gagner plus !
Comme vous semblez ne pas bien connaître la vie ouvrière, ce que je comprends, je me doute bien que ça n’est pas dans les salons cossus du Fouquet’s ou de Neuilly que vous devez en rencontrer.
Voici comment se déroule une journée ordinaire d’un ouvrier dans une usine d’assemblage.
Levé à 5 heures du matin, je prends ma voiture pour me rendre à la gare où je prends le train à
6 H 30 pour une agglomération parisienne. Arrivé à 7 h 15, il faut prendre le car, avec mes autres compagnons, ce car dans lequel je m’endors pour un trajet d’une demi heure jusqu’à l’usine.
Dans cette usine, je vais passer 8 heures à travailler à la chaîne dans le froid et le bruit et sous les ordres de petits chefs aussi abrutissants que le boulot que je fais, avec une pose déjeuner a 12 h.
Le soir, je reprends le car dans lequel je m’endors à nouveau, abruti de bruit et de fatigue, comme mes compagnons de misère. Puis de nouveau le train et la voiture pour enfin arriver chez moi aux environs de 19 h 30.
Comme vous semblez ne pas bien connaître la vie ouvrière, ce que je comprends, je me doute bien que ça n’est pas dans les salons cossus du Fouquet’s ou de Neuilly que vous devez en rencontrer.
Voici comment se déroule une journée ordinaire d’un ouvrier dans une usine d’assemblage.
Levé à 5 heures du matin, je prends ma voiture pour me rendre à la gare où je prends le train à
6 H 30 pour une agglomération parisienne. Arrivé à 7 h 15, il faut prendre le car, avec mes autres compagnons, ce car dans lequel je m’endors pour un trajet d’une demi heure jusqu’à l’usine.
Dans cette usine, je vais passer 8 heures à travailler à la chaîne dans le froid et le bruit et sous les ordres de petits chefs aussi abrutissants que le boulot que je fais, avec une pose déjeuner a 12 h.
Le soir, je reprends le car dans lequel je m’endors à nouveau, abruti de bruit et de fatigue, comme mes compagnons de misère. Puis de nouveau le train et la voiture pour enfin arriver chez moi aux environs de 19 h 30.
Vers 20 h je dîne, seul, puis je regarde un peu la télé, quand je ne suis pas trop crevé, et je vais me coucher.
Et tous les jours que dieu fait, je vais recommencer la même journée jusqu’au Week-end. Le Samedi étant consacré aux courses dans le supermarché du coin, parmi mes semblables qui, eux aussi, n’ont pas d’autres choix que de se ravitailler le même jour. Nous foutons en l’air notre journée à faire la queue aux caisses au lieu de nous promener dans la campagne….
Le Dimanche, je le passe surtout à dormir pour me redonner des forces et pouvoir continuer cette vie qui n’en est pas une.
Alors vous allez me demander pourquoi je n’ai pas fait d’études ou choisi un autre métier…
Je vous répondrais, que les circonstances de la vie m’ont obligé a quitter mes études pour travailler, et n’ayant aucun bagage j’étais bien obligé d’accepter ce qui se présentait.
Je ne m’étendrais pas sur une enfance où il fallait, contraint et forcé par des impératifs familiaux, quitter l’école de bonne heure.
Quand a faire un autre métier faudrait il que je puisse en avoir le temps et la force.
Alors, pour toutes ces raisons monsieur Sarkozy, je ne pourrais pas travailler plus pour gagner plus. D’ailleurs, ça me servirait a quoi ? A gagner de la fatigue en plus, au risque d’avoir un accident de travail ?
Et tous les jours que dieu fait, je vais recommencer la même journée jusqu’au Week-end. Le Samedi étant consacré aux courses dans le supermarché du coin, parmi mes semblables qui, eux aussi, n’ont pas d’autres choix que de se ravitailler le même jour. Nous foutons en l’air notre journée à faire la queue aux caisses au lieu de nous promener dans la campagne….
Le Dimanche, je le passe surtout à dormir pour me redonner des forces et pouvoir continuer cette vie qui n’en est pas une.
Alors vous allez me demander pourquoi je n’ai pas fait d’études ou choisi un autre métier…
Je vous répondrais, que les circonstances de la vie m’ont obligé a quitter mes études pour travailler, et n’ayant aucun bagage j’étais bien obligé d’accepter ce qui se présentait.
Je ne m’étendrais pas sur une enfance où il fallait, contraint et forcé par des impératifs familiaux, quitter l’école de bonne heure.
Quand a faire un autre métier faudrait il que je puisse en avoir le temps et la force.
Alors, pour toutes ces raisons monsieur Sarkozy, je ne pourrais pas travailler plus pour gagner plus. D’ailleurs, ça me servirait a quoi ? A gagner de la fatigue en plus, au risque d’avoir un accident de travail ?
Dans mon entreprise personne ne fait d’heures sup, et pour cause, vu le degré de fatigue et d’abrutissement que cela induit, il y a longtemps qu’on serait tous morts.
Travailler plus pour gagner plus ? Il n’y a que les fainéants qui puissent se le permettre.
Ceux qui ne sont pas éreintés par 8 heures de boulot abrutissant.
Aller dire ça a des ouvriers sidérurgistes ou maçon ! Ils vont bien rigoler les mecs !
Monsieur Sarkozy, je vous sent complètement à coté de la plaque et pour votre culture je ne saurais trop vous inciter à venir passer un petit séjour, disons un mois, dans mon entreprise a travailler a la chaîne histoire que vous puissiez prendre conscience des réalités du monde du travail. Ce monde du travail grâce auquel vous pouvez, vous et les vôtres, vous vautrez dans le luxe. Ce luxe que vous n’avez pas honte d’afficher, et que même vous revendiquez, alors que le peuple, votre peuple nourricier, vit dans la précarité, quand ça n’est pas dans la misère.
Quand je donne à manger a mon chien, il affiche toujours une satisfaction qu’il manifeste d’une façon ou d’une autre…Je n’ai jamais constaté la moindre manifestation de reconnaissance chez les gens comme vous, les nantis, le patronat…Pas le moindre merci, pas le plus petit geste, pas un soupçon de gratitude pour tout cet argent accumulé dans des comptes en suisse ou ailleurs, a la sueur du front des travailleurs…Je me fais peut être des idées, mais il me semble même que se serait le contraire…
J’ai cru percevoir chez certains d’entre vous, sûrement des exceptions me direz vous, un certain ressentiment, voir même du mépris pour la classe ouvrière qu’ils qualifieraient de vulgaire, voir de fainéante (sic).
Monsieur Sarkozy, comment un homme qui prétend aux plus hautes fonctions peut il se permettre de monter une partie de la population contre elle-même ? Quand je vous entends stigmatiser ceux qui ne peuvent plus se lever tôt, parce qu’ils n’ont pas ou plus de travail, ceux qui sont jetés a la rue par des patrons sans scrupules et dont vous êtes le défenseur.
Travailler plus pour gagner plus ? Il n’y a que les fainéants qui puissent se le permettre.
Ceux qui ne sont pas éreintés par 8 heures de boulot abrutissant.
Aller dire ça a des ouvriers sidérurgistes ou maçon ! Ils vont bien rigoler les mecs !
Monsieur Sarkozy, je vous sent complètement à coté de la plaque et pour votre culture je ne saurais trop vous inciter à venir passer un petit séjour, disons un mois, dans mon entreprise a travailler a la chaîne histoire que vous puissiez prendre conscience des réalités du monde du travail. Ce monde du travail grâce auquel vous pouvez, vous et les vôtres, vous vautrez dans le luxe. Ce luxe que vous n’avez pas honte d’afficher, et que même vous revendiquez, alors que le peuple, votre peuple nourricier, vit dans la précarité, quand ça n’est pas dans la misère.
Quand je donne à manger a mon chien, il affiche toujours une satisfaction qu’il manifeste d’une façon ou d’une autre…Je n’ai jamais constaté la moindre manifestation de reconnaissance chez les gens comme vous, les nantis, le patronat…Pas le moindre merci, pas le plus petit geste, pas un soupçon de gratitude pour tout cet argent accumulé dans des comptes en suisse ou ailleurs, a la sueur du front des travailleurs…Je me fais peut être des idées, mais il me semble même que se serait le contraire…
J’ai cru percevoir chez certains d’entre vous, sûrement des exceptions me direz vous, un certain ressentiment, voir même du mépris pour la classe ouvrière qu’ils qualifieraient de vulgaire, voir de fainéante (sic).
Monsieur Sarkozy, comment un homme qui prétend aux plus hautes fonctions peut il se permettre de monter une partie de la population contre elle-même ? Quand je vous entends stigmatiser ceux qui ne peuvent plus se lever tôt, parce qu’ils n’ont pas ou plus de travail, ceux qui sont jetés a la rue par des patrons sans scrupules et dont vous êtes le défenseur.
Tout comme nous sommes tous des handicapés potentiels, nous sommes tous des chômeurs, des rmistes ou des sdf en devenir…
ça n’est pas en travaillant plus que l’on gagne plus.
J’en veux pour exemple ce vieil adage que l’on entend souvent dans votre milieu : « Si tu veux gagner ta vie, il faut travailler, mais si tu veux gagner de l’argent, il faut faire des affaires ! » Et pour ce qui est de faire des affaires, dans votre milieu vous en connaissez un rayon…
ça n’est pas en travaillant plus que l’on gagne plus.
J’en veux pour exemple ce vieil adage que l’on entend souvent dans votre milieu : « Si tu veux gagner ta vie, il faut travailler, mais si tu veux gagner de l’argent, il faut faire des affaires ! » Et pour ce qui est de faire des affaires, dans votre milieu vous en connaissez un rayon…
Monsieur, je me tiens à votre disposition pour vous faire passer un mois dans mon entreprise.
Bien entendu, je vous fournirais le bleu de travail, les chaussures et le casque, ainsi que le casse croûte de 10 h, jambon ou rillettes, comme vous voudrez. Pour le pinard, c’est moi qui régal. Du Nicolas en cubit plastique, vous m’en direz des nouvelles.
Vous verrez, qu’au bout de quelques jours votre vision des choses aura déjà changé, et vous reviendrez a de meilleurs sentiments quand aux soit disant individus qui se lèvent ou ne se lèvent pas tôt le matin…
Pour parfaire votre séjour, et pour que vous puissiez vous aussi, goûter aux joies du prolétariat, je vous emmènerais a une manif. La solidarité a un sens chez nous. A cette fin, je vous ai réservé un drapeau de la CGT, ainsi qu’une casquette et des badges.
Ce sera une bonne occasion de constater par vous-même la façon dont les travailleurs sont considérés par vos amis les crs.
N’oubliez pas d’apporter une photo d’identité, car au bout d’un mois de boulot, je suis sûr que vous me réclamerez votre carte du parti.
Bien entendu, je vous fournirais le bleu de travail, les chaussures et le casque, ainsi que le casse croûte de 10 h, jambon ou rillettes, comme vous voudrez. Pour le pinard, c’est moi qui régal. Du Nicolas en cubit plastique, vous m’en direz des nouvelles.
Vous verrez, qu’au bout de quelques jours votre vision des choses aura déjà changé, et vous reviendrez a de meilleurs sentiments quand aux soit disant individus qui se lèvent ou ne se lèvent pas tôt le matin…
Pour parfaire votre séjour, et pour que vous puissiez vous aussi, goûter aux joies du prolétariat, je vous emmènerais a une manif. La solidarité a un sens chez nous. A cette fin, je vous ai réservé un drapeau de la CGT, ainsi qu’une casquette et des badges.
Ce sera une bonne occasion de constater par vous-même la façon dont les travailleurs sont considérés par vos amis les crs.
N’oubliez pas d’apporter une photo d’identité, car au bout d’un mois de boulot, je suis sûr que vous me réclamerez votre carte du parti.
Allez je te laisse…camarade
Et n’oublie pas : « el pueblo unido jamas sera vencido ! »
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