Chers messieurs du patronat, mes très chers amis et maîtres
Comme convenu lors de notre dernier entretien,
voici mon rapport concernant la création du projet de loi,
le CPE (Contrat de Première Entubage Embauche).
Comme vous pouvez le constater, celui-ci fait beaucoup de bruit,
mais ceci était prévisible, et ne changera en rien ma détermination mon entêtement, ma hargne, mon mépris, mon courroux coucou
a appliquer ce projet, comme convenu.
Comme vous me l’avez demandé,
toutes les conditions stipulées dans vos exigences ont été remplies:
La période de deux ans payé à 80 % du SMIC,
le licenciement sans justification durant cette même période,
le tout s’appliquant jusqu'à l’age de 26 ans,
qui sera par la suite étendu jusqu’a 35 ans
voir au delà et même beaucoup plus loin.
Par contre, je n’ai pas voulu, et je m’en excuse humblement,
mes chèrs seigneurs et maîtres,
mentionner le droit de cuissage pour la gente féminine,
car connaissant la susceptibilité et le peu d’humour De cette bande de connards du peuple,
je craignais que celui-ci ne le prenne mal.
Mais, je tiens à rassurer certains d’entres vous
qui tenaient particulièrement à cette close,
ça n’est que partie remise. On pourra bientôt se les faire toutes jusqu’au trognon.
Par contre, et ceci dans un laps de temps relativement court,
nous pourront sans aucun problème,
réduire le niveau du SMIC de 50 %
comme vous me l’avez aussi demandé.
Bien entendu, si l’application du CPE donne entière satisfaction,
ce dont je ne doute absolument pas, le système sera étendu
à l’ensemble de la population.
Ceci aura un double avantage, celui de faire des économies de salaires,
et celui de renforcer la pression sur le peuple, ce qui permettra
une plus grande malléabilité de celui-ci.
En ce qui concerne le retour à l’esclavagisme
comme vous me le suggériez très pertinemment
et avec cette pointe d’humour qui vous caractérise,
bande de petits coquins, je pense que le peuple n’est malheureusement
pas encore prêt, mais je ne désespère pas de le mettre au pas, a coup de matraque s’il le faut si je puis m’exprimer ainsi,
en brandissent la peur du chômage et en maintenant toujours
cette pression pour que ces bougres de connards puissent enfin
accepter une bonne fois pour toute le sort pour lequel ils sont désignés
par notre seigneur tout puissant et par vous mêmes mes très chers amis
et maîtres, dont je suis l’humble laquais.
En réitérant, mes très chers amis et maîtres, vos saintetés,
mon total dévouement à votre cause et à vos exigences,
et en me tenant à votre entière disposition,
veuillez accepter de votre humble et soumis serviteur
mes plus respectueuses et serviles salutations.
Ainsi que le bonjour à vos
Votre très soumis et très dévoué premier ministre.
Dominique
PS : J’ai omis, (que c’est bêta de ma part), de vous rappeler
qu’il était prévu un petit « cadeau » contre les services rendus…
Et que celui-ci doit être versé non pas sur mon compte en France,
mais sur celui qui se trouve en Suisse.
L’humble serviteur que je suis vous en sera éternellement reconnaissant.