Un pur moment de bonheur (histoire vraie)

Publié le par alava

 Maxou avait 14 ans, très timide, renfermé et solitaire,

 il voulait entrer aux beaux arts, mais sa maman ne voulait pas,

elle désirait qu’il gagne sa vie dans l’alimentaire…Ça rapporte l’alimentaire.

Donc elle le plaça chez un boulanger, en apprentissage.

Un soir, son papa l’accompagna chez celui qui sera dorénavant son patron.

et le laissa là, face à… La chose.

Le patron en question mesurait dans les 2 mètres

et devait peser dans les 140 kilos.

D’une saleté et d’une vulgarité sans nom,

aussi bien dans ses propos que dans son comportement.

A longueur de journée c’était les grosses blagues sur le sexe

ponctuées de grognements et de rots (volontaires ou non).

La femme de ce patron était une petite chose pleine de mépris et de paroles blessantes.

Elle prit Maxou en grippe immédiatement, faisant allusion à sa timidité et se moquant de lui.

La grand mère, (parce qu’il y avait une grand mère) se voulait toute menue et gentille.

Ce petit bout de femme adorait manger… les yeux de lapin…Elle était accompagné d’un chien (un batard). Un jour elle décida de s’en débarrasser…Et tout naturellement, elle le pendit par le cou à la corde à linge, et lui tira dessus avec le fusil de chasse.

Et il y avait pour compléter le tableau, l’apprenti…

Dés qu’il vit Maxou il lui dit qu’il n’aimait pas sa gueule

et qu’il lui en ferait voir de toutes les couleurs.

Quant au lieu de travail, le fournil, d’une crasse inimaginable…

Des espèces de toiles qui servaient à poser la pâte à pain fraîche, traînaient par terre…

Le chien de la maison si réfugiait et pissait régulièrement dessus.

Ces toiles n’étaient évidemment jamais nettoyées…

Maxou était désespéré à l’idée qu’il allait rester 3 longues années dans cet univers écoeurant.

Dans son cœur d’enfant pris place le désespoir.

Et Les journées passèrent…

Lever à 1 heure du matin, le ventre vide, il fallait avaler un verre rempli pour moitié de café et pour l’autre moitié de kirsh, le tout très chaud et sans sucre.

Maxou n’avait jamais bu d’alcool de sa vie, mais le patron insista

 en l’insultant et le menaçant de lui foutre sur la gueule.

Puis le travail commençait, sous les hurlements du patron et les rires moqueurs de l’apprenti.

Pas une minute de repos, même pour aller aux toilettes il fallait se dépêcher.

Vers 10 heures du matin, le petit dej très rapide, de l’ordre de 5 minutes maxi.

Même là, le patron intervenait pour le précipiter

et bien souvent le bol de café finissait dans l’évier.

Le midi tout ce beau monde se retrouvait autour de la table familiale,

 ou plutôt autour de la mangeoire.

Maxou avait perdu l’appétit et ne pouvait plus avaler grand chose

 tellement la vision de ces porcs le dégoûtait.

Le spectacle du patron la tête penché au ras de l’auge qui lui servait d’assiette.

Ce monstre qui se goinfrait, enfonçant les aliments dans sa bouche avec les deux mains dans un boucan invraisemblable, tout en rotant bruyamment. Et ceci tout au long du repas et dans l’indifférence général des pauvres crétins qui l’entouraient… L’horreur.

Maxou se demandait s’il ne rêvait pas, s’il n’allait pas sortir de ce cauchemar…

ça ne pouvait être qu’un cauchemar…

Juste après le repas, le travail reprenait, toujours sous les aboiements et les menaces du gros. L’après midi, le monstre lui octroyait 2 ou 3 heures de sommeil avant de remettre ça jusqu'au soir vers 11heures oû il le gratifiait généreusement d’une bonne nuit de sommeil

de 2 heures…

Les jours se suivirent pendant deux longues années…

Maxou n’éxistait plus, il était devenu Timide.

C’était le nouveau nom que la patronne avait décidé de lui donner…

Et depuis ce jour toute cette sainte famille de pourceaux l’appela ainsi,

 même  le rejeton du gros porc. Et oui ce truc immonde avait réussi à engrosser la truie et lui refiler un polichinelle.

Bref le gamin en question avait 4 ou 5 ans,

et était aussi ignoble que le reste de la famille.

Et bien entendu, il ne connaissait Maxou que sous le nom de Timide.

Deux années de tortures morales, de travail, 18 heures par jour…

Maxou était devenu un autre…Il ne se nourrissait pratiquement plus

 pour sortir le plus vite possible de table.

Il avait pratiquement perdu l’usage de la parole…Il ne répondait que par oui ou non…

Le silence…et cette boule dans l’estomac…Les envies de suicide…

La situation était devenue tel que le patron s’en inquiéta auprès du père du jeune homme.

Ce jour là Maxou se tenait debout à coté du gros, celui-ci lui montrait comment étaler de la patte avec un rouleau à pâtisserie.

La bête immonde poussait sur le rouleau tout en éructant et soufflant bruyamment.

Il était torse nu.

Maxou serrait très fort le couteau qu’il tenait dans sa main…

Un de ces couteaux d’une trentaine de centimètres...Brillant et très pointu…

Il regardait ce dos  monstrueux et serrait de plus en plus fort le couteau…

Mais non…Je ne pourrais pas…Et si jamais je le ratais ?

Est-ce que le couteau va s’enfoncer suffisamment pour le tuer ?

Si le couteau rebondissait sur un os ?

Si jamais je ne le tuais pas du premier coup ?

Lui ne me raterait pas…

Ça n’est pas la peur de tuer qui ce jour là l’empêcha de passer à l’acte,

mais la peur de rater son coup…Les représailles…

La prison, il s’en fichait complètement…ça ne pouvait pas être pire…

Il abandonna cette idée… Mais le regretta…

Cet échec ne fit qu’accentuer son état dépressif…Dont d’ailleurs personne ne se souciait…

Il aurait préférer mourir…Il ne voyait aucune issue…

Bien sûr il pensa à la fugue…Mais oû aller ?

Il ne connaissait rien de la vie…De l’extérieur…

J’aimerais bien mourir…Dormir longtemps…

Le lundi était jour de repos, mais Maxou le passait surtout à dormir.

Pas d’amis…Pas de joies…Le néant…

La mort c’est mieux…

Un jour Maxou raconta à sa mère que son patron le faisait boire à son travail.

Comme la maman de maxou n’aimait pas les alcooliques, elle décida de rompre le contrat d’apprentissage.

Pourquoi n’avait il pas raconter ça plus tôt ?

Il n’aurait pas imaginé que ce détail aurait pu le sauver de cet enfer…

Mais Maxou avait gardé cet enfermement permanent et trouva un réconfort dans la drogue qui devint son compagnon de voyage pendant quelques années…

Bien des années plus tard Maxou décida de se rendre dans le village ou résidait cette boulangerie…

Bien entendu les patrons n’étaient plus les mêmes, mais il retrouva l’épicière du coin qui les avait connus.

Elle lui raconta que celui-ci avait sombré dans l’alcool, et qu’un jour les gendarmes retrouvèrent le fils de celui-ci dans les toilettes… étranglé.

Les policiers soupçonnèrent le patron…il aurait très bien pu faire le coup dans un état d’ébriété, mais sans preuves l’affaire ne fut jamais résolue.

A la suite de ce drame, ils décidèrent de vendre la boulangerie

et partirent dans une autre ville ouvrir un débit de boisson.

Evidemment ça n’arrangea pas les choses…

Il se mis à boire de plus en plus et fini par en mourir.

Maxou ne revint plus jamais dans le village.

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Publié dans Mes tranches de vies

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P
<br /> <br /> J'espère que cette histoire est imaginaire,<br /> <br /> <br /> mais j'en doute <br /> <br /> <br /> On ne guérit jamais de son enfance ... mais peu à peu l'oubli panse les plaies et on vit avec.<br /> <br /> <br /> Je ne sais pas où mettre ce qui suit, j'adore tes productions en arts plastiques,<br /> <br /> <br /> ton hyper réalisme fantastique nous transporte ailleurs , de plus ton travail me<br /> <br /> <br /> fait penser à Siudmak, un artiste que j'ai toujours adoré.<br /> <br /> <br /> Vraiment bravo §<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
Moi je crois savoir quel âge tu dois avoir et à vrai dire peu importe... Dc Gothikgirl, tu laisses Rava tranquille avec ces questions!!!!<br /> Mais dis moi... Le petit Maxou... il e doit pas regretter de ne pas avoir tué! C'est là sa force et il le sait maintenant ne crois- tu pas?<br /> > dès que ton dos va mal, tu me fais signe, je t'enverrai ce que tu sais!!
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R
Arrrrh !!!ça devait bien m’arriver un jour……..<br /> Avec le récit de mes tranches de vies, du devrais trouver mon age approximatif… ;-)<br /> Mais bon comme je suis quelqu’un de très pervers, mais de bon aloi…Ben si !<br /> Voici une petite aide……<br /> 20 multiplié par 4, divisé par 2, multiplié par 6, <br /> divisé par (3*2), plus (10 + 2) = ???<br /> A faire de tête…..Et je ramasse les copies !<br /> A gagner : Le petit manuel du parfait insoumis (Des éditions foulamerde).<br />
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G
quelle histoire !! c est horrible<br /> merci pour ton gentil comm!!!<br /> quel age as tu ??
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R
Abadidon > C’est Possible…<br /> Nini > certains parents se foutent pas mal de leur gosses...<br />
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