Séventies 7
Les années Séventies...Suite 7
Le retour
Mes parents mont prêté une dépendance pour y aménager mon atelier. Le seul moyen relativement efficace pour chauffer cet endroit était le poêle à charbon, car sous les toits, même bien isolé cest pas si évident que ça.
Cest dans ce petit local que je me suis plongé dans la peinture et le dessin. Je restais de longues périodes sans sortir, je bossais comme une bête. Et puis les problèmes de santé ont déboulé .Je ne vais pas métendre là dessus, mais juste une période. Elle a commencé par une crise de cystite
Moi qui pensais que cétait réservé aux femmes .Il faut vraiment connaître ça pour comprendre ce que cest, surtout que cette saloperie a duré un an, jour et nuit. Des brûlures et envies de pisser en permanence avec des crises très violentes qui me faisaient rouler par terre de douleurs. Je me levais six ou sept fois dans la nuit pour aller pisser, le jour cétait pareille, le tout accompagné de brûlures insupportables. Je devenais dingue, aucun médicament ne me soulageait et le toubib mavait fait comprendre quil ne pouvait plus rien faire pour moi. Je me demande encore aujourdhui comment jai pu résister à cet enfer. Je ne mangeais pratiquement plus et jenvisageais sérieusement le suicide jusquau jour ou ça cest arrêté Dun seul coup, en une fraction de seconde Je restais debout en me disant que ça allait revenir, et bien non .Le soulagement incroyable .Je renaissais .Et là jen ai profité un max, les sorties, les fêtes avec des potes peintres et musiciens, les cuites, (bon quelques pétards aussi ). A propos de pétards, comme un con jai essayé den faire pousser, mais à lépoque je nétais pas très doué pour le jardinage .Je métais procuré une grosse bassine remplie de terre et planté les graines, les arrosais tous les jours à leau tiède, et ça poussait super, mais comme jenfermais le truc dans un placard sans lumière, évidemment les plans sont monté et ont fini par crever .Nul le mec De toute façon le shit na jamais été mon truc, je préférais tout ce qui bouste à fond, les amphétamines, lacid, ça cest de la dope qui arrache, tout le reste, ça endort
Cest comme la musique, faut que ça dégage, que ça étripe .Putain je suis une vraie bête des fois, et puis paradoxalement jaime bien aussi les trucs cools, je passe toujours dune extrême à lautre, le juste milieu cest pas pour moi
A cette époque jai fait la connaissance dune nana de 18 ans qui se faisait entretenir par un vieux friqué. Il lui payait son appart et tout ce qui allait avec. Ça me faisait marrer de voir tout ça, un lit circulaire qui occupait pratiquement toute la pièce, avec la stéréo incorporée et un bar, des flippers, baby-foot, chaîne stéréo, etc. Et du fric à la pelle
Bref, jallais souvent la voir avec des bouteilles déthers (Ben oui bon Je vous lai déjà dit on ne sarrête pas aussi facilement), et là on snifait comme des dingues, (on prenait aussi du tétrachlorure de carbone à consommer avec modération (Je déconne) à déconseiller aussi). Un jour, ou plutôt un soir, vers minuit, on se pointe avec un pote, bouteilles déther sous le bras, elle est seule, ont se snifs une bouteille chacun, et une fois bien arrachés, elle nous dit de partir car son mec doit venir Merde il est une heure du mat, et on est complètement stones, en plein délire, on risque de se faire ramasser par les flics et en plus ça caille à mort dehors. Mais bon On sarrache à regret, et dehors, je constate que non seulement je nai pas froid, mais au contraire, jai trop chaud Et oui léther ça anesthésie Jaurais pu me balader à poil en plein mois de Janvier, je ne ressentais absolument rien et mon pote pareille. Hilare, on part se réfugier dans un petit bistrot algérien, le seul truc repéré. Et là une dizaine de mecs nous regardent lair étonné, car il faut dire quà lépoque les Français ne fréquentaient pas ce genre dendroit. Mais ce qui les intriguait le plus étaitt notre air jovial et lodeur que lon trimbalait. Cest là que jai pris conscience quun type qui snif ce genre de produit en est imprégné au point que ça peu se sentir à cinq ou six mètres. Tout dépend de la quantité absorbé évidemment, mais surtout de la façon de le prendre, car quand je parle de snifer, je ne veux pas dire respirer le produit par le nez, car dans ce cas ça vous endort mais le respirer par la bouche au travers dun tissu très fin, là leffet est inverse, ça bouste direct dans la tête (Et les poumons en prennent une sacré claque) . Je pense souvent à Eric Clapton
Qui sétonne toujours dêtre encore vivant avec toutes les drogues quil a pris Ben moi aussi A part lhéroine et lessence, jai pas échappé à grand-chose, même le détachant vous savez celui de nos grands mères (et qui existe toujours sous le même nom). Avec ce truc jai même vu des choses bizarres, le paysage avait perdu ses couleurs, tout était gris et des espèces de bêtes sapprochaient de moi et essayaient de me toucher avec leurs pinces.
Un jour un toubib ma demandé comment se faisait-il que je nétais pas en proie à des délires hallucinatoires .
A cette période je délirais pas mal et je navais plus conscience de linterdit des substances au point de me balader en ville avec mon pétard à trois feuilles (ce qui nest pas des plus discret). Au feux rouges je remarquais bien des gens rigoler, mais je ne comprenais pas pourquoi Cest à cette période que jai rencontré mon premier Flirt ?? Je ne sais pas comment on dis .Une eurasienne de 16 ans, jen avait 27 .Jétais en plein détournement de mineur, mais ça je nen ai pris conscience que des années après. Pour moi elle avait mon age, elle fumait, et était dune maturité incroyable, et plus en avance que je ne létais, surtout coté sexe, elle pouvait sortir avec plusieurs mecs en même temps. Ensemble on a traversé une période provoque. Le jeu consistait à repérer dans un café une table occupée par notre cible préférée.
Lidéal étant un couple de petits bourges coincés du cul, et là on sarrangeait pour se placer le plus pres possible. Puis on se parlait à voies basses mais de façon à ce quils puissent entendre. Bien sûr on parlait de cul, mais version outrancière, et gestes sous la table à lappuis Je sais cest très con, mais on séclatait comme deux dingues
à voir la gueule outragée des frustrés, raides comme des piquets. On sest même fait viré dun café, mais on sen foutait. Je naurais jamais pensé faire de telles choses, elle était mon double au féminin, aussi dingue que moi. Je lai fréquenté pendant un an, puis on sest séparé .On sentendait trop bien peut être Cest lorsquelle ma quittée que jai réalisé que je navais jamais couché avec elle ça vous épate hein ? Cest con, mais je ny ai pas pensé .Faut le faire .Quel crétin
Jai appris plus tard quelle était devenue lesbienne Certains diraient « Jespère que ça nest pas à cause de moi », mais moi je dirais « Jespère que jy suis pour quelque chose » . Finalement peut être que Satan mhabite. (Je sais, elle est facile celle là).
.A suivre