Séventies 8 et Fin
Le retour
..Suite2 et fin
Je maperçois que je nai pas respecté lordre chronologique dans mon récit, mais après tout ça na pas vraiment dimportance Jai omis la période dans une ville du midi de la France oû mes activités étaient plus politiques.
Je ne vais pas métendre là dessus, mais cest là que jai fait la connaissance de groupes anarchistes jai réalisé quelques affiches pour eux, participé à des manifs etc Tiens au fait, je ne sais pas si cest toujours employé dans les manifs, il sagit de rondelles de pommes de terre, il fallait se frotter les yeux avec pour luter contre les inconvénients des lacrymogènes, ça atténue lirritation (enfin cest pas terrible), par contre pour vous empêcher de dégobiller je nai pas la solution, à part le masque, mais pour courir ça risque de poser problème
Jai le souvenir dune manif contre les exécutions capitales en Espagne sous le régime Franquiste, oû les crs nont pas hésité à charger malgré la présence de personnalités et de personnes âgées devant le cortège. Le souvenir des descentes de flics et perquisitions en pleine nuit. Si vous voulez foutre le bordel chez vous cest radical .
Un jour, à Paris je passe devant un bâtiment avec une banderole « Luttons ensemble contre la société de consommation ».
Ça mintrigue, et puis finalement je pense quil sagit dun piège publicitaire pour attirer les gogos. Quelques années plus tard, je tombe sur un bouquin qui relate la saga daction direct, et je découvre quil sagissait deux, avant quils ne prennent le maquis. Jai raté une rencontre qui maurait intéressé, mais je ne les aurais pas suivi, à lépoque je ne pensais pas que la violence pouvait résoudre quoi que se soit .Aujourdhui je ne sais pas, quand on voit tout ce qui se passe, lindifférence, la soumission, la béatification des crétins de toutes sortes, la télé, que lextrême droite peut sexprimer en toute impunité, le retour à lesclavagisme, le gangstérisme étatique, que les jeunes ne sintéressent plus à la politique, etc .
Plus je prends de lâge et plus je deviens extrémiste, comme quoi ça ne conduit pas forcément à une forme de sagesse
Si jai cru à une époque que lon pouvait résoudre les problèmes par les voies pacifiques, aujourdhui je ne pense plus du tout de la même façon. Je ne crois plus que lon puisse changer quoi que se soit par les voies démocratiques. Essayez de convaincre les gens de moins polluer
ils sen foutent complètement, la facilité lemporte toujours. Quand au gouvernement
Pour en revenir à mon récit, jai définitivement arrêté les drogues, sans médicaments
. Même si mes problèmes psychologiques sont toujours présents, je néprouve plus ce besoin, car cétait aussi lié à une époque et un milieu que je ne fréquentais plus.
Mes nouveaux amis étaient peintres ou musiciens.
Durant toutes ces années jai exposé, créer des associations, et surtout bossé la peinture comme un dingue.
Et puis un jour en 1994, mon père décède dune crise cardiaque. Mes parents navaient pas prévue de successions et la totalité des biens revenait aux enfants. Mais vu la crise que ma mère nous a fait, on décida de tout lui laisser.
Elle vendit la maison pour partir dans le midi sous la surveillance de ce grand frère (son fils préféré) qui aujourdhui la dépouille consciencieusement de ses économies, sans que je ne puisse intervenir, du moins légalement
Au début, elle me téléphonait régulièrement, me tenant la jambe pendant plusieurs heures pour me raconter des horreurs qui me sapait le moral pour le reste de la journée. Depuis plusieurs années je nai plus de nouvelles
A-t-elle égaré mon numéro ? En tous cas je préfère ne pas lappeler
.
Aujourdhui je vis dans une autre région, à la campagne ou je retape une ferme pour y créer un centre artistique.
Jai quelques fois la nostalgie des communautés, de cette utopie dune vie différente et moins matérialiste, de ces amis avec lesquels on partageait le peu que lon avait
Cest incroyable la haine qua pu susciter ce mouvement, je me suis fait agresser des tas de fois, cracher dessus dans la rue
.Tabassé
.Avoir les cheveux longs à lépoque, cétait se mettre à dos une bonne partie de la population
.Et je les ai eu très long (encore aujourdhui)
.Jusquà la taille
et teints au henné.
A 16 ans je calquais mon look sur celui de Jimmy Hendrix et ceci dans les plaines de Beauce, le plus sûr moyen de se faire démonter la tronche
. On men a tellement fais bavé avec mes cheveux, que je me suis juré de ne jamais les couper
..Et puis je ne suis pas du genre à me soumettre comme ça
Les Beaucerons cest têtu
Jai gardé de cette époque un shilom et un portrait quune amie avait fait de moi sur la plage de Sète en 1971
Quelques photos du festival de White oû lon pouvait côtoyer les Hells Angels, cest là que jai vu pour la dernière fois Jimmy Hendrix, il devait mourir un mois après, jai appris sa mort dans un café alors que jétais sous amphétamine .
Par contre je nai aucun de mes dessins réalisés dans cette période, ils ont tous été vendus ou donnés, et cest sûrement ce que javais fait de mieux. Baudelaire disait : « Faites fumer du cannabis à votre charcutier, il fera des rêves de charcutier », heureusement ce ne fut pas mon cas. Il y avait une créativité incroyable à cette époque, jai le souvenir de fresques que jaurais aimé garder Bon, là je maperçois que je tombe dans la nostalgie de vieux cons
Ce récit nest évidemment pas complet, je le reprendrais plus tard pour le détailler davantage, jai omis volontairement des périodes importantes mais je ne voulais pas trop choquer. Et puis lauto censure cest difficile à combattre
Voila ..Cest fini